Michel Kafando: une marionnette aux mains des hommes en treillis et des puissances étrangères au Burkina Faso.

On sait que depuis les années 1983-1984, Michel Kafando était un adversaire du gouvernement patriotique dirigé par Sankara. Il fit toute sa carrière, comme bon nombres d'intellectuels africains, carriéristes, sous la férule de différents gouvernements réactionnaires voltaïque et plus tard Burkinabé.

Aujourd'hui, l'impérialisme français et les valets locaux (le clan Compaoré et ses rivaux de l'opposition) cherchent à travers sa nomination un autre moyen de freiner l'élan populaire et de trouver un répit pour réorganiser tout le système néocolonial. Dans cette situation, Kafando n'est qu'une marionnette entre les mains des hommes en treillis et les puissances étrangères qui interviennent dans le pays.

C'est pourquoi, lui et son équipe n'auront aucun pouvoir pour juger devant la justice ceux qui ont commis des crimes économiques et de sang sous Compaoré et ses affidés. Michel Kafando, n'aura aucune force pour mettre fin aux pillages des ressources naturelles par les monopoles impérialistes. Il ne pourra mettre fin à la privatisation des sociétés d'état, véritable vache à lait de la bourgeoisie Burkinabé et des monopoles impérialistes... Il ne peut jamais rompre avec les remèdes du FMI et de la BM qui appauvrissent sans cesse la classe ouvrière et les couches populaires du Burkina Faso.

Bref, cette nomination est un attrape-nigaud, un véritable piège pour le peuple du Faso et sa jeunesse qui doivent tirer les leçons des luttes du peuple tunisien afin de se départir de toutes illusions sur le gouvernement Kafando.

Dans cette situation, il ressort clairement que le mouvement démocratique et populaire gagne en ampleur. Et pour approfondir ce mouvement insurrectionnel, il va falloir que les travailleurs, les paysans pauvres, les artisans, les patriotes au sein des forces de sécurité, les étudiants et la jeunesse, rejoignent les rangs des organisations démocratiques et anti-impérialistes pour renverser le régime néocolonial.

En avant pour la lutte du peuple !

Elikia Komi